|
Chères Sœurs et Chers Frères délégués, Le 19 juin 2005, la majorité des délégués (61.90%) avait fait confiance aux listes conduites par la Grande Mosquée de Paris (G.M.P.), la Fédération Nationale des Musulmans de France (F.N.M.F.), l’Union des Organisations Islamiques de France (U.O.I.F.) et la Fédération Française des Associations Islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (F.F.A.I.A.C.A.), constituant ainsi la direction qui allait gérer le Conseil Régional du Culte Musulman (C.R.C.M.) de la région PACA présidé par le frère Abderrahmane GHOUL. Cette gestion a, dans un premier temps, rencontré des difficultés considérables résultant d’une précédente gestion désastreuse du fait de la liste dite « indépendante » : · refus de la liste sortante de quitter le siège du C.R.C.M. rendant nécessaire son expulsion forcée par voie judiciaire, 8 mois après l’élection du 19 juin 2005. · refus par elle de transmettre les archives (listes des délégués, …) et les comptes du C.R.C.M., · saisine subséquente, par l’équipe sortante d’alors, des tribunaux aux fins d’obtenir l’annulation des élections des nouveaux élus du C.R.C.M. · diffamation et calomnies visant certains membres composant les autres listes · refus d’assister aux réunions du bureau et du conseil d’administration du C.R.C.M. · surévaluation du nombre de mosquées fictives pour augmenter artificiellement le nombre de délégués (exemple le grand Marseille, 10 associations, 23 délégués de plus) Face à ces graves difficultés, la nouvelle direction conduite par les frères du G.M.P., F.N.M.F., U.O.I.F. et la F.F.A.I.C.A. a constitué une direction fraternelle basée sur la choura, l’entraide et la sincérité pour travailler désormais uniquement dans l’intérêt de notre communauté. Nos frères de la liste indépendante qui s’étaient fourvoyés, dépités, ont été successivement déboutés par trois juridictions - deux tribunaux de Marseille et enfin par la cour d’appel d’Aix-en-Provence (décision du 31 janvier 2008) - et condamnés à payer les frais y afférents. Il convient d’observer que cette procédure judiciaire nous a couté cher en frais de justice (13 500 €) et autant pour la partie adverse. Ces fonds, inutilement dilapidés, auraient pu être consacrés à d’autres projets plus louables : aide aux mosquées, mise aux normes, désendettement…. Nous souhaiterions que nos prédécesseurs nous précisent de quelle manière cette action judiciaire qu’ils ont férocement menée à notre encontre a pu être financée ? Il est vrai que la mosquée du Marché aux puces y a certainement largement contribué. Même si les procédures judiciaires ont duré pendant la quasi-totalité de la durée de notre mandat à la tête du C.R.C.M., il n’en reste pas moins que nous ne nous sommes pas arrêtés à ces difficultés eu égard à l’importance de la tâche à accomplir et l’attente des 101 associations composant notre structure. Nous sommes fiers de vous présenter aujourd’hui notre bilan. Les premières décisions que nous avons prises ont été de redonner confiance à cette jeune institution et mettre en place une nouvelle approche qui allait consister à faire d’elle un véritable interlocuteur des pouvoirs publics (préfectures, sous-préfectures, mairies…) et des différents lieux de culte, tout en gardant à l’esprit que notre communauté reste encore marginalisée et souffre de graves difficultés pour la pratique sereine de son culte. Aussi, le projet de la grande mosquée de Marseille, dont l’absence a longtemps symbolisé la difficulté des Musulmans à pratiquer leur religion, a été notre premier objectif, d’autant que le maire de Marseille, Monsieur GAUDIN, s’est montré déterminé à voir ce projet se réaliser, malgré la farouche opposition raciste et xénophobe de l’extrême droite lors des délibérations du conseil municipal et devant les tribunaux, et, par la suite, des tentatives de blocage de nos frères de la liste indépendante qui n’ont pas hésité à envoyer, le jour de la signature du bail emphytéotique, une télécopie déclarant que la direction du C.R.C.M. n’était pas représentative. Une association a été créée à cet effet, avec le concours de la majorité des tendances musulmanes de la région. Le conseil municipal a voté, pour la seconde fois, le projet amendé de la grande mosquée après son annulation par le tribunal administratif de Marseille. Un concours international a été lancé pour le projet de la grande mosquée de Marseille. Sept propositions nous ont été soumises : deux en provenance de Paris, une d’Italie et quatre de Marseille. Ce projet est finalement en phase de concrétisation, n’en déplaise aux intolérants et autres opportunistes de tout poil, grâce à Dieu et avec le soutien de la mairie. L’autre projet à avoir retenu notre attention est celui du projet de mosquée de Cannes la Bocca où tous les éléments ont été réunis : consultation avec la municipalité, création de l’association et pose de la première pierre du projet en présence du recteur de la mosquée de Paris et président du C.F.C.M. En parallèle, la question des lieux de culte menacés de fermeture pour absence de respect des normes de sécurité, d’inexistence d’occupation légitime par un bail ou simplement de graves difficultés financières, a été résolue en consultation avec les responsables des lieux de culte à l’instar de la mosquée de la Paternelle. La question des carrés musulmans a été abordée de manière pertinente ce qui a permis de créer des carrés musulmans où ce type n’existe pas ou d’agrandir le carré musulman de Saint Pierre et du Vaurdans de 840 places, de Toulon de 400 places, Vaux (Manosque) de 180 places ou encore de Nice, d’Aix-en-Provence et Montfavet (Avignon). Des discussions sont en cours pour plusieurs projets de grandes mosquées, de mosquées d’arrondissements (Nice, Toulon, Valréas, Arles, etc…) ainsi que pour l’installation « d’aumôniers » dans les hôpitaux et les centres pénitentiaires des grandes villes de la région P.A.C.A . Des sites temporaires d’abattage rituel pour le sacrifice de l’Aid el Adha ont été développés et des expériences inédites ont été expérimentées notamment à Aix-en-Provence en collaboration avec la mairie, la communauté d’agglomération, la chambre d’agriculture et la coopérative du Mérinos. Nous avons accordé une attention particulière aux projets de création d’établissements d’enseignement privé et apporté notre soutien au projet porté par les frères du centre de Viala et de la RMCE. Ce bilan n’est point exhaustif mais a pour objectif de présenter l’action que nous avons menée dans un esprit de fraternité dénué de tout intérêt personnel avec le soutien des frères de toutes les organisations. Nous n’avons pas hésité à financer les frais nécessaires à notre action sur nos fonds personnels sans attendre le moindre remboursement (frais de déplacement, de repas, de séjour, téléphone, fournitures, etc…). Que cela soit une aumône dans le sentier de DIEU. Il est à rappeler que ce résultat n’a été obtenu que par l’aide de Dieu et la compréhension des autorités et des responsables politiques. Il faut également noter la volonté de la majorité de rester homogène dans le fonctionnement de notre conseil pour mieux représenter notre communauté c'est-à-dire de manière sérieuse et responsable. Nous y avons incontestablement gagné en crédibilité. Nous implorons d’Allah qu’Il fasse de nous des personnes qui aspirent régulièrement à l’excellence et à l’élévation. Qu’Allah purifie nos intentions et accepte nos actions. |